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Carnets d’un vieil amoureux

Carte blanche à Jacques VILLE

Texte de Marcel MATHIOT

Éditions Philippe Rey

 

Depuis l’âge de 16 ans, Marcel Mathiot n’a cessé jour après jour de tenir le journal de sa vie jusqu’à sa mort. Cet homme qui se qualifiait lui-même de modeste « écriteur » n’aurait jamais imaginé que les textes des quatre dernières années de son existence seraient un jour publiés. Ils sont admirables de tonicité. Cet ancien instituteur de plus de 90 ans nous y parle du désir et des plaisirs de l’amour. Il ne cache rien, ni sa maîtresse de 86 ans à laquelle il reproche d’être une « affamée de sexe », ni ses relations amoureuses avec une jeune femme de 36 ans qui susciteront la réprobation de ses proches. Mais Marcel n’offre qu’une seule réponse « Je suis libre et jeune » qui résonne comme un cri à chacune de ses pages.

« J’ai découvert Carnets d’un vieil amoureux un an après sa publication. En fermant ce livre sur le dernier mot inachevé d’un homme dont je ne savais rien à la première page, j’avais le sentiment de quitter un père, un ami, un frère humain. C’est pour rester en sa compagnie et pour le présenter à ceux qui ne le connaissent pas, que j’ai décidé d’adapter ces carnets pour la scène; pour faire entendre le témoignage d’un homme qui a traversé presque tout le 20ème siècle, avec un désir et une espérance qui l’auront maintenu jeune jusqu’à sa mort; et qui met à mal l’image asexuée du 4ème âge qu’on ne voit souvent qu’à travers le renoncement et la pathologie. C’est aussi une manière de saluer tous ces « écriteurs » anonymes qui prennent leur propre vie pour sujet. « Écrire est une façon de répondre à la vie avec la légèreté de l’âme » écrit Christian Bobin. Enfin, je veux croire que le talent de vie d’un vieillard peut nous contaminer, nous qui sommes tous des vieillards en puissance et avons le désir de rester toujours curieux et amoureux, seules façons d’être vivant. » Jacques VILLE

 

Avec : Jacques VILLE
Musique : Michaël SANTOS

 

Le 1er janvier 1927, Marcel Mathiot, un jeune homme de 16 ans, ouvre un carnet à couverture de moleskine rouge. C’est le début d’une entreprise qui durera soixante-dix-sept ans, jusqu’à sa mort en 2004, et dont le principe est immuable : il écrit une page par jour, accompagnée d’une date et d’un titre. Marcel Mathiot brasse tous les thèmes de sa

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vie : l’enfance insouciante, la guerre de 14, le métier d’instituteur fidèle aux principes de Jules Ferry, le Front populaire, l’Occupation, les mensonges de l’histoire et l’amour sous tous ses visages. Lecteur infatigable, il nourrit ses pages d’Epicure, de Montaigne, de Voltaire, de Romain Rolland, d’Apollinaire et des chanteurs poètes…

 

 

Ecouter l’« Hommage à Marcel Mathiot » dans l’émission « Là-bas si j’y suis » sur France Inter (à partir de 8 min)

Lire article « Amours, délices et morgue » de Claire Devarrieux paru dans Libération

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Jeudi 28 juin 2012
A 19h00
Galerie Interface
12 rue chancelier de l’hospital, Dijon