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Février
« Chroniques d’une révolution orpheline » : Restitutions de résidence à Beyrouth et Paris

Leyla-Claire Rabih et son équipe sont en résidence à Beyrouth du 1er au 20 février 2016 et présenteront une restitution de cette résidence les 19 et 20 Février 2016 à Mansion à Beyrouth puis le samedi 27 Février à 20h30 et le dimanche 28 Février à 17h à Confluences à Paris, dans le cadre du Festival PÉRIL(S).

Depuis 2014, Leyla­-Claire Rabih travaille à la création en langue française , prévue pour 2017, de trois textes de l’auteur syrien Mohammad Al Attar. Chacun de ces textes ouvre une fenêtre sur un moment particulier de la révolution syrienne et en éclaire des aspects différents : les premières manifestations, la volonté de s’engager malgré la répression, les partitions de la société civile… Ces textes témoignent de la vivacité des artistes syriens qui réfléchissent et analysent, à travers l’écriture, les événements auxquels ils doivent faire face depuis bientôt cinq ans. Cette trilogie constituera d’abord un voyage dans le temps et dans la complexité des situations politiques. C’est aussi un voyage à travers différentes formes d’écriture théâtrale, du simple échange de mails, au théâtre intimiste pour aller vers le road­movie.

La matérialité des contextes et des événements évoqués est indissociable des images que ces différents textes convoquent de manière très singulière. Le travail de scénographie se concentrera autour du rapport à l’image et à sa place dans la représentation. Ce spectacle rassemblera une équipe multiculturelle et fera entendre le français et l’arabe.

Mais c’est surtout la posture du metteur en scène/narrateur et son regard sur les événements historiques qui rassemble ces trois textes. Comment raconter une histoire en train de se faire ? Comment monter un spectacle sur un sujet aussi brûlant, dont notre perception varie au fur et à mesure des événements meurtriers là­ bas comme ici ? Comment travailler au plus près de l’objet (la Syrie) et composer une équipe multiculturelle ; un espace commun de recherche artistique en dépit des ballotements et déplacements imposés par l’actualité ?

RENCONTRE
La représentation du sam. 27 fév. à Confluences est suivie d’un débat avec Hala Kodmani, journaliste franco-syrienne (sous réserve).

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le 19 février à Mansion, Beyrouth
le 20 février à Mansion, Beyrouth

le 27 février à 20h30 à Confluences, Paris
le 28 février à 17h à Confluences, Paris

Durée : 1h

Textes Mohammad Al Attar
Traduction Jumana Al­-Yasiri et Leyla­-Claire Rabih
Mise en scène Leyla­-Claire Rabih
Scénographie Jean­-Christophe Lanquetin
Assistanat à la mise en scène Philippe Journo
Collaboration artistique Catherine Boskowitz
Avec Soleïma Arabi, Wissam Arbache, Racha Baroud, Grégoire Tachnakian, Elie Youssef
Production Grenier Neuf 2016-­2017
Coproduction Théâtre Dijon Bourgogne
Avec le soutien de l’Institut français et de la Région BourgogneDamas Copyright Leyla Rabih

Résidence de recherche et de création à Beyrouth

Depuis 2014, Leyla­-Claire Rabih travaille à la création, prévue pour 2017, en langue française de trois textes de l’auteur syrien Mohammad Al Attar. Chacun de ces textes ouvre une fenêtre sur un moment particulier de la révolution syrienne et en éclaire des aspects différents : les premières manifestations, la volonté de s’engager malgré la répression, les partitions de la société civile… Ces textes témoignent de la vivacité des artistes syriens qui réfléchissent et analysent, à travers l’écriture, les événements auxquels ils doivent faire face depuis bientôt cinq ans. Cette trilogie constituera d’abord un voyage dans le temps et dans la complexité des situations politiques. C’est aussi un voyage à travers différentes formes d’écriture théâtrale, du simple échange de mails, au théâtre intimiste pour aller vers le road­movie.
La matérialité des contextes et des évènements évoqués est indissociable des images que ces différents textes convoquent de manière très singulière. Le travail de scénographie se concentrera autour du rapport à l’image et à sa place dans la représentation. Ce spectacle rassemblera une équipe multiculturelle et fera entendre le français et l’arabe.
Mais c’est surtout la posture du metteur en scène/narrateur et son regard sur les évènements historiques qui rassemble ces trois textes. Comment raconter une histoire en train de se faire ? Comment monter un spectacle sur un sujet aussi brûlant, dont notre perception varie au fur et à mesure des évènements meurtriers là­ bas comme ici ? Comment travailler au plus près de l’objet (la Syrie) et composer une équipe multiculturelle ; un espace commun de recherche artistique en dépit des ballotements et déplacements imposés par l’actualité ?

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Damas Copyright Leyla Rabih

Du 1er au 20 février 2016
à Mansion

Textes : Mohammad Al Attar
Traduction : Jumana Al­-Yasiri et Leyla­-Claire Rabih
Mise en scène : Leyla­-Claire Rabih
Scénographie : Jean­-Christophe Lanquetin
Assistanat à la mise en scène : Philippe Journo
Collaboration artistique : Catherine Boskowitz
Avec : Soleïma Arabi, Wissam Arbache, Racha Baroud, Grégoire Tachnakian, Elie Youssef
Production / diffusion : Luc Paquier, Whoperforms Production Berlin
Production : Grenier Neuf 2016-­2017
Coproduction : Théâtre Dijon Bourgogne
Avec le soutien de l’Institut Français et de la Région Bourgogne et en partenariat avec Mansion, l’Institut français du Liban, la compagnie ABC et Zoukak Sidewalks

Décembre
Rencontre et mise en voix des écrits de Leïla Sebbar

L’oeuvre de Leïla Sebbar interroge sur l’exil. L’écriture polyphonique fait entendre la voix de personnages variés acteurs ou témoins de l’exil. Avec Leyla-Claire Rabih & Philippe Journo.

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Samedi 12 décembre à 14h au « 18 ».

Entrée gratuite

Maison de la Méditerranée / Grenier Neuf

Réservations : info@grenierneuf.org / 03 80 63 92 18

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Novembre
Après Charlie

En février dernier, quelques semaines après les attentats de janvier à Paris, la MJC des Grésilles a fait appel à la Compagnie Grenier Neuf pour mener une action particulière.

Partant du constat d’un besoin important de prises de parole et d’échanges des usagers de la MJC autour de ces événements, nous avons réfléchi ensemble à la manière de faire entendre des paroles citoyennes au sein une forme théâtrale.

A partir de là, nous avons formulé quelques questions qui ont été soumises à quelques volontaires sous la forme d’un micro-trottoir.

Ce qui nous intéressait à travers ces questions, c’était le souvenir, à quelque mois de distance, de la perception individuelle de ces attentats : comment je me souviens d’avoir réagi intimement ?

Il nous semblait important de croiser ces paroles de citoyens aux questionnements d’un certain nombre de journalistes, philosophes, ou politologues, dans une forme courte, afin d’inviter le public de la MJC, et plus largement les habitants du quartier des Grésilles, à poursuivre une réflexion plus apaisée que l’hiver dernier.

 

Avec :

Soleima Arabi

Jamel Blissat

Benjamin Mba

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Une courte forme théâtrale nous a permis de restituer ce travail auprès du public de la MJC des Grésilles le vendredi 13 novembre 2015 à 19h00.

Photos Jean-CHristophe Tardivon

Photos Jean-CHristophe Tardivon

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Lettres syriennes/Lettres d’exil

Pour la deuxième année consécutive, la performance « Lettres syriennes/Lettres d’exil » revient au Festival Nuits d’Orient à Dijon en partenariat avec l’association Souria Houria.

 

Fragments et souvenirs

 

« Il y a bientôt cinq ans, la Syrie a vu l’émergence d’un mouvement révolutionnaire sans précédent. Aspirations démocratiques, vent de liberté, révolte sociale ? Les syriens ont vaincu la peur de la dictature sous laquelle ils vivent depuis 40 ans et ont déployé un courage inouï pour exprimer leur revendication face à un régime qui n’hésite devant aucune forme de répression, d’intimidation, de destruction, voire d’extermination. Le temps passe, d’une guerre civile à un conflit régional, les blessures se figent, la situation internationale s’enlise.

Les images de la destruction massive des villes, des actions punitives envers la population, m’assaillent à la manière d’un boomerang. Après avoir cherché pendant 15 ans le souvenir de la destruction des villes allemandes, c’est la destruction des villes de mes ancêtres qui s’impose à moi. Par le biais du souvenir et du fragment, les voix se confrontent. Je voudrais tisser avec ma propre expérience les textes qui me fondent, malgré la distance et l’absence, depuis l’Europe, cet endroit très privilégié où je me trouve. » Leyla Rabih

 

Conception et mise en scène : Leyla-Claire Rabih
Avec : Aurélie Namur, Leyla-Claire Rabih & Seby Ciurcina (guitariste)
Travail plastique : Julie Poulain
Son : Anouschka Trocker

Lumière : Thomas Coux

Administration : Céline Monneret

Remerciements à Jumana Al-Yasiri, Farouk Mardam-Bey.

 

En deuxième partie de soirée, rencontre avec l’association Souria Houria. Rencontre et débat autour de la situation en Syrie puis concert de Osloob & Naissam Jalal.

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Théâtre de la Fontaine d’Ouche, 15 place de la Fontaine d’Ouche à Dijon (Bus L3 – Arrêt Chanoine Kir)

Jeudi 10 décembre à 20h

Tarif pour la soirée (spectacle & concert) :

Plein : 12,00 €

Réduit (demandeurs d’emploi, intermittents, étudiants) : 7,00 €

Réservations : administration@grenierneuf.org

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Octobre
Si Bleue, si bleue, la mer au Théâtre d’Auxerre

 

Si bleue, si bleue, la mer est un texte écrit en 2010 par un jeune auteur allemand dont les œuvres ont remporté plusieurs prix.

Un adolescent raconte ici son désespoir alcoolique dans une cité où tout avenir lui semble refusé. Mais si l’environnement que décrit Darko est d’une noirceur désespérée, son récit a la force d’un acte de résistance et révèle une extrême vitalité. La rencontre avec une jeune fille va ranimer en lui une tentation de vivre. Cette fulgurante confrontation le sauve de la capitulation et du suicide, elle bouscule ses représentations, l’invite à se libérer des plus lourds secrets de famille, mais surtout elle introduit un élément inattendu dans son existence : l’espoir.

Ce texte est porté par trois comédiens qui incarnent à tour de rôle les personnages. Au fil du récit, ils construisent une structure étrange à l’image d’un insecte démesuré, ou d’un humain désaccordé. Elle peut être une métaphore de la cité, des barres d’immeuble que l’on érige et que l’on démolit, elle est surtout la métaphore du récit, de la mise en œuvre de leurs espoirs les plus fous.

 

Texte : Nis-Momme STOCKMANN

Traduction : Nils HAARMANN et Olivier MARTINAUD

Mise en scène : Leyla-Claire RABIH

Avec : Flore BABLED, Benoît DALLONGEVILLE, Nicolas MARCHAND

Scénographie et costumes : Stefan Oppenländer

Lumière : Nicolas Jarry – Julien Barbazin

Construction décor : Yves Bouche

Administration : Céline Monneret

 

Si bleue, si bleue, la mer a été lauréat au CNT en 2010.

L’Arche est agent du texte représenté.

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Le Théâtre – scène conventionnée d’Auxerre

mercredi 14 octobre à 19h30
jeudi 15 octobre à 14h30 et à 20h30

Réservations :
Tél 03 86 72 24 24 – accueil@auxerreletheatre.com

Jeudi 17 décembre à la Maison d’Arrêt de Dijon

Juillet
Festival d’Avignon 2015

Grenier Neuf présente deux événements au cours du Festival d’Avignon

 

Lecture Mameloschn en partenariat avec le Goethe Institut

 

Texte de Marianna Salzmann

Traduction : Charlotte Bomy (Bourse Transfert théâtral 2015) – L’Arche Editeur

Mise en voix : Leyla-Claire Rabih

Avec : Arlette Téphany, Charlotte Clamens et Lola Giouse

 

Trois femmes, trois générations, trois manières d’envisager la vie : grand-mère, mère et fille. A travers ces trois générations, la question de l’identité sociale se répète et se décline un peu différemment : qu’est-ce que cela signifiait pour une femme juive de vivre en RDA il y a 50 ans,  et qu’est-ce que cela signifie aujourd’hui ? Les questions d’identité, d’appartenance, et de « patrie » sont évoquées sur fond d’antisémitisme latent en RDA, ce dont la mère a dû faire amèrement l’expérience. Bien qu’entre-temps cela a un peu changé, bien que les libertés individuelles sont devenues plus vastes, la question de la liberté de déterminer soi-même son existence est restée la même.

 

Marianna Salzmann est née en 1985 à Volgograd et a grandi à Moscou. Elle s’installe en Allemagne en  1995. après des études de Littérature et de théâtre à Hildesheim, elle suit le cursus d’écriture dramatique à l’Université des Arts de Berlin. Elle a été assistante à la mise en scène et à la dramaturgie avant de diriger elle-même des créations à  Hildesheim et à Hannovre. Son premier texte‚ Weißbrotmusik’ a été lauréat du prix Wortstätten à Vienne en 2009 avant d’être créé à Berlin et à Vienne.  Ses pièces sont mises en scène à Munich comme à Berlin. En 2012, elle a été lauréate du prix Kleist pour jeunes auteurs dramatiques pour son texte Muttermale Fenster blau.

 

Depuis la saison 2014-15 elle est auteur associée au Maxim Gorki Theater à Berlin et dirige le Studio Я.

 

Chroniques d’une révolution orpheline : une trilogie sur la révolution syrienne

Présentation de projet et lecture d’extraits

 

Textes de Mohammad Al Attar

Traduction  Jumana Al-Yasiri et Leyla-Claire Rabih

Mise en scène Leyla-Claire Rabih

Scénographie Jean-Christophe Lanquetin

Lecture avec Soleïma Arabi, Wissam Arbache et Grégoire Tachnakian

 

Ce spectacle sera la création en français de textes de Mohammad Al Attar, nouveau nom du théâtre syrien. Chacun de ces textes constitue une fenêtre sur un moment particulier de la révolution syrienne, et en éclaire différents aspects : l’enthousiasme de la jeunesse pour les premières manifestations en 2011, la nécessité de s’engager malgré la répression, les lentes partitions de la société civile vers la désagrégation progressive d’une nation. La force cathartique du théâtre fonctionne à plein : témoignage, récit, mise en doute des propos, répétition et réinvention du récit sont autant de moyens qui permettent de mettre à distance l’expérience traumatique. Le théâtre est ici espace de liberté mais aussi de libération. Mohammad Al Attar maîtrise l’art de l’accompagnement : dans ses textes, le personnage central prend le public par la main pour le conduire dans les méandres de la complexité d’un conflit civil, tout en posant des questions universelles : qui détient la légitimité de la révolution ? Qui représente le peuple ? Que construire après ? Les débats font rage, comme les combats, mais constituent sans aucun doute les fondements d’une réflexion démocratique.

 

Production Grenier Neuf 2016-2017

 

Coproduction Théâtre Dijon Bourgogne

 

Résidence à Beyrouth en février 2016 en partenariat avec Zoukak Sidewalks et avec le soutien de l’Institut Français et de la Région Bourgogne.

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© Marianna Salzmann

Lecture Mameloschn en partenariat avec le Goethe Institut

Lundi 20 juillet à 13h

Maison Jean Vilar à Avignon 

Chroniques d’une révolution orpheline : une trilogie sur la révolution syrienne

Présentation de projet et lecture d’extraits

Jeudi 23 juillet à 10h

Théâtre du Girasole

24 bis rue Guillaume Puy

84000 Avignon

Entrée libre – réservations conseillées

Contacts

Grenier Neuf – www.grenierneuf.org

administration@grenierneuf.org

 + 33 (0)6 88 56 81 33 

 contact@theatregirasole.com

Réservations par téléphone :
+33(0)4 90 89 82 63
+33(0)4 90 82 74 42   

Juin
Voyage préparatoire de résidence de travail à Beyrouth du 2 au 12 juin 2015

 

 

Voyage préparatoire à Beyrouth en vue de l’organisation d’une résidence de travail fin 2015 sur le projet de trilogie Chronique d’une révolution orpheline à partir de textes de l’auteur syrien Mohammad Al Attar. Avec le soutien de l’Institut français et de la Région Bourgogne.

 

 

La compagnie organise autour de la trilogie une rencontre professionnelle en juillet 15 au Théâtre du Girasole au Festival d’Avignon qui proposera un temps d’exposition du projet et une lecture d’extraits.
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Traduction : Jumana Al-Yasiri & Leyla Claire Rabih

Mise en scène : Leyla-Claire Rabih

Scénographie : Jean-Christophe Lanquetin

Avec : Wissam Arbache, Soleïma Arabi et Grégoire Tachnakian

Administration : Céline Monneret

 

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Théâtre du Girasole à Avignon

Jeudi 23 juillet à 10h

Durée : 2 heures

Réservations : info@grenierneuf.org

Mai
Le Projet Penthésilée au Théâtre des Quartiers d’Ivry – Mai 2015

 

 

Penthésilée – Et voici ce que notre peuple décida alors dans son conseil : libres comme le vent sur les libres landes seraient désormais ces femmes – libres – et jamais plus asservies aux hommes. Un état allait naître, souverain, et majeur, un royaume de femmes où plus jamais la voix grossière du mâle ne s’élèverait pour nous régenter.

 
Je ne choisis pas les figures qui s’imposent à moi pour créer mes spectacles. Elles surgissent comme une évidence. Fictives ou réelles, certaines viennent des pays que j’ai traversés, d’autres, de mon adolescence, où j’ai eu l’intuition que les figures de l’insoumission nourriraient ma recherche artistique.
Penthésilée dessinée par Heinrich von Kleist en est une.
Chef de l’armée des amazones, irréductible aux règles de la guerre imposées par les hommes, Penthésilée conduit ses guerrières sous les murs de Troie. Comme un torrent venu “ d’ailleurs ”, elle renverse tout sur son passage, au grand dam des commandants grecs et troyens qui n’y comprennent rien. Mais incontrôlable, assoiffée de liberté, Penthésilée refuse aussi la loi arbitraire de son propre peuple qui, pour “ raison d’état ”, lui interdit de choisir l’homme qu’elle désire.
J’entends un écho qui traverse le temps entre Penthésilée et d’autres femmes surgies des luttes armées des années 70 ou des révolutions plus récentes qui ébranlent l’ordre mondial. Cet écho se nomme désobéissance. Par leurs gestes extrêmes, propres à chacune, par l’utilisation de la violence pour certaines, la subversion qu’elles incarnent s’apparente à une force infinie qui naît de la protestation. Avec Penthésilée, elles défient toutes les lois de représentations du genre féminin, au théâtre comme à la bataille.
Laissons-nous conter le poème de Penthésilée, et, dans l’interstice, laissons apparaître les silhouettes de celles qui, dans la réalité de notre monde, ont choisi de ne plus obéir.
Le Projet Penthésilée s’est construit en plusieurs escales en France, en Afrique, au Moyen-Orient et aux Caraïbes. Des artistes venus de différents pays y participent.
 La scène est un champ de bataille ” signale Kleist, aux premières lignes de son ouvrage.
Quel champ de bataille aujourd’hui ?
Un plateau pourrait-il devenir le théâtre des opérations ?
Catherine Boskowitz

 
Production : Compagnie abc – Coproduction : Théâtre des Quartiers d’Ivry, Théâtre Paul Éluard de Choisy-le-Roi, Collectif 12, Théâtre de Sartrouville et des Yvelines – Centre Dramatique National, Grenier/Neuf – Dijon, Cie Sokan (Côte d’Ivoire). Avec l’aide de la DRAC Ile-de-France, la Drac Bourgogne, La Commission internationale du théâtre francophone, la Région Ile-de-France, Arcadi Ile-de-France, l’Adami et la Spedidam.
Avec le soutien du CENTQUATRE-Paris, de La Cité – Espace de récits communs à Marseille et du Fonds d’Insertion professionnelle de l’Académie – ESPTL, DRAC et Région Limousin.

 

Adaptation et mise en scène
Catherine Boskowitz
d’après Penthésilée
de Heinrich von Kleist
Dans la traduction de
Julien Gracq
Assistanat à la mise en scène
Estelle Lesage
Installation et scénographie
Jean-Christophe Lanquetin
Constructeur et plasticien
Yoris Van Den Houte
Vidéo et lumières
Laurent Vergnaud
Costumes
Chantal Rousseau
dramaturgie
Leyla Rabih
Musique
Benoist Bouvot

Avec
Lamine Diarra
Adèll Nodé Langlois
Marcel Mankita
Simon Mauclair
Nadège Prugnard
Fatima Tchiombiano
Nanténé Traoré

Le Projet Penthésilée a été créé le 6 mars 2015 au Théâtre Paul Eluard de Choisy-le-Roi.

 

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Du 4 au 31 mai 2015 au Théâtre d’Ivry Antoine Vitez

 

 

Février
Lecture "Ces filles-là" d'Evan Placey au Festival Prise Directe à Lille

Les filles de Sainte Hélène ont grandi ensemble. Elles ont juré qu’elles seraient amies pour la vie. Mais quand une photo de Scarlett nue fait le tour des élèves, les filles l’évitent, chuchotent, et les garçons rigolent. Isolée, harcelée, Scarlett est obligée de changer de lycée. Mais son histoire la rattrape, sa photo circule à nouveau. Elle disparaît et les médias s’emparent de l’histoire.  Au milieu du chœur des filles, surgissent des voix plus anciennes, celles de femmes de générations passées, des années 20, 60, 80, des femmes qui se sont battues pour leurs droits, leur liberté.

 

« Ces filles-là » fait entendre les voix de très jeunes filles autour de ce qu’on appellerait une rumeur, au sens sociologique du terme. La fulgurante férocité de l’adolescence s’allie à la rapidité de la online casino technologie. Comment enfle une rumeur ? Quelles pressions subissent les adolescentes aujourd’hui, soumises aux images stéréotypées de la femme, aux injonctions à se définir par le groupe et l’image de soi ? Comment l’individu peut-il se construire sans éprouver la limite entre virtuel et réel, entre soi et les autres ? Une forme polyphonique et narrative, qui laisse émerger une fine critique de nos sociétés hyper-connectées et hyper-technologisées. Leyla Rabih

 

Traduction : Adelaïde Pralon

Mise en espace Leyla-Claire Rabih

Avec Céline Dupuis, Floriane Potiez 
et Jeanne Bonenfant, Suzanne Gellée, Lou Valentini 
(élèves-comédiennes de l’École du Nord)

 

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Vendredi 13 février à 19h à la Maison Folie Wazemmes

Réservations – spectacle@theatreduprisme.com

http://www.theatreduprisme.com/prisedirecte/index.html